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Groupe d'Etudes |
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INFO-EFS
n°30 - 2ème semestre 1996 Escalade
en milieu souterrain "artif" Groupe d'Etudes Techniques de l'EFS
Le stage moniteur de Pâques 1996 a consacré sa recherche technique à l'élaboration d'une technique d'escalade en milieu souterrain. Les méthodes de montée en "artif" ont évolué avec l'apparition des perforatrices et les amarrages de plus en plus performants. Le G.E.T. a étudié le compte rendu de ce stage et apporté quelques informations complémentaires pour une publication dans info-EFS. Le choix du goujon de 8mm pour l'escalade apporte pour l'instant toutes les garanties de résistance conforme à une progression en sécurité. Les goujons de 6mm et les "punaises" sont pour l'instant à l'étude et pourront remplacer à terme le 8mm, s'ils apportent les garanties suffisantes. 1. CONDITIONS DE LA RECHERCHE. Pratiquer et tester dans le groupe Moniteurs-Instructeurs les techniques actuelles d'escalade en "artif'. Echanger et partager les connaissances. Lieu : Compte-tenu du mauvais temps, utilisation du porche d'entrée de la grotte de Claris. Participants : Tous les stagiaires et l'équipe d'encadrement Fil directeur : L'escalade en milieu souterrain doit rester simple et sécuritaire. Le spéléo doit progresser rapidement en respectant les notions élémentaires de sécurité. La technique employée, l'encombrement du matériel, et la durée de vie des batteries conditionnent la réussite de l'escalade. Les études dans ce domaine sont relativement peu nombreuses. 2. MATERIEL UTILISE. Amarrages :
Perforatrice :
Moyens techniques :
3. METHODE DE PROGRESSION EN ARTIF. La méthode de progression ci-dessous est réalisée avec des goujons de 8mm. Pose d'un goujon :
Assurance du grimpeur :
- autour de la taille avec un nœud de chaise - avec un nœud en huit directement sur le M.A.V.C. en laissant la corde molle entre le nœud de chaise et le nœud de huit En cas de chute, l'assurance se fait sur le M.A.V.C. par le nœud en huit. Si le baudrier vient à céder (histoire vécue), la corde passée autour de la taille permet d'éviter la chute.
- "sec" : l'assureur ravale le mou en tendant la corde - "du mou" : l'assureur libère la corde pour que le grimpeur puisse effectuer ses manœuvres Pose des deux premiers points Le premier point se situe à environ 2m du sol. IMPORTANT : |
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Le deuxième point d'amarrage doit être placé relativement près du premier de façon qu'en cas de rupture de l'amarrage de tête, le grimpeur ne puisse pas s'écraser au sol. II va sans dire que ces amarrages doivent être irréprochables, l'assurance du grimpeur reposant entièrement sur eux pendant les premiers mètres de l'escalade. L'assureur ou un autre spéléo se tiendra prêt à parer efficacement (c'est à dire vigilant et prêt à réceptionner le spéléo qui chute) une éventuelle chute du grimpeur tant qu'il ne sera pas assuré sur le second amarrage. La corde n'est avant la pose du deuxième point d'aucune utilité, si le premier point de fixation vient à céder. |
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(extrait catalogue Petzl) |
Technique de montée : Après fixation du goujon
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Bonne méthode. |
IMPORTANT II faut attendre d'être arrivé au niveau d'une dégaine, avant d'y placer sa corde d'assurance, particulièrement dans les premières longueurs, ceci afin de limiter au maximum la longueur de corde et donc la hauteur de chute éventuelle. |
Mauvaise méthode |
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Position du grimpeur pour le forage d'un trou Le grimpeur est en position pour mettre en place l'amarrage suivant.
3. CONCLUSION. L'usage des perforatrices à accus pour l'équipement des voies d'escalade en artif ne justifie plus l'emploi des systèmes "d'araignées" ou plate forme d'escalade. Une perforatrice sans accus dessus est beaucoup plus maniable et beaucoup moins lourde à porter à bout de bras (important si l'escalade est très longue). Le portage des accus se fera donc à la ceinture. Par exemple : une perforatrice Hitachi 12V, avec batterie neuve au plomb (portée dans une trousse à spit), peut percer 28 trous de 8mm (mèche neuve). Bien évidemment, ce n'est qu'un exemple, car il faut intégrer aussi la dureté de la roche. L'emploi de goujon de 8mm augmente les possibilités de perçage car le temps de perçage est proportionnel au carré du rayon du trou effectué : |
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Diamètre mèche |
temps de perçage |
durée totale du perçage |
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6 mm |
3x 3 = 9 |
9 x nombre de trous |
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8 mm |
4 x 4 = 16 |
16 x nombre de trous |
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10 mm |
5 x 5 = 25 |
25 x nombre de trous |
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12 mm |
6 x 6 = 36 |
36 x nombre de trous |
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II nous paraît en effet plus rationnel de transporter une batterie supplémentaire qu'un assemblage de tubes toujours plus ou moins encombrant. Les nouveaux forêts à double rampe d'évacuation améliore le temps de perçage et semble beaucoup plus efficace. L'efficacité d'une perforatrice est primordiale pour effectuer une montée rapide est moins éprouvante. Le choix doit tenir compte du nombre de percussions au tour. L'agencement du matériel sur soi dont être judicieux et les goujons placés sur les plaquettes avant d'entreprendre la montée. Simplicité, clarté = efficacité. Pour l'instant, les goujons de 6mm ainsi que les punaises n'ont pas été testés au niveau de la fiabilité, hormis au stage moniteur M2/94. Le G.E.T. va reprendre les conclusions de ce stage et les compléter. A priori, la simplicité de pose apporte une efficacité supplémentaire dans l'escalade. Par contre, il faut vérifier la tenue de ces chevilles dans diverses configurations de grimpe notamment en cas de chute. Participation à cet article : Stage moniteur 1996. Nicolas CLEMENT, Jean-Marc GIBELIN, Florence GUILLOT, Denis LANGLOIS, Thierry KRATTINGER, Joël POSSICH.
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