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Groupe d'Etudes |
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Spelunca n°55 - Septembre
1994 La Pompe |
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Ce second article du Groupe d'Etudes Techniques de l'EFS traite d'un nouvel appareil mécanique de progression en spéléologie, ou plutôt d'une amélioration de la classique poignée d'ascension Petzl. Présent désormais dans les catalogues spécialisés sous la dénomination de "Pompe", cet outil a retenu l'attention de cadres EFS qui ont voulu en savoir plus.. Mais afin de prévenir toute rumeur ou interprétation malencontreuse, je tiens à préciser que la société Petzl répond très aimablement aux sollicitations du GET, mais ne donne aucun matériel à l'EFS, comme d'ailleurs tous les autres fabricants ou revendeurs. Je rappelle également que tout spéléo fédéré peut participer aux travaux du GET (qui n'est pas réservé aux brevetés). Le groupe présentera le bilan de sa première année d'existence et ses projets lors des Journées d'Etudes EFS qui se dérouleront près de Dijon du 11 au 13 novembre. R. LIMAGNE |
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1. PREAMBULE
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Depuis quelque temps, les spéléologues ont vu apparaître sur le marché, une nouvelle poignée appelée "Pompe" commercialisée par la société Petzl. Le G.E.T. s'est penché sur le sujet et recueilli les avis de ses membres. Vous trouverez ci-dessous les impressions à chaud, mais rien d'exhaustif, car nous attendons vos commentaires pour effectuer une synthèse beaucoup plus poussée. Pour vous faire une opinion aussi précise que possible, nous vous présentons de la façon la plus objective les observations des membres du GET et celles de la société Petzl. En annexe, le G.E.T. vous propose une méthode illustrée du dégagement d'équipier par le bas, avec la nouvelle poignée Pompe. Nous tenons à remercier la société PETZL qui nous a accueilli aimablement dans ses locaux et tout particulièrement Alain MAURICE responsable du bureau d'étude qui nous a présenté cette nouveauté, et apporté les compléments d'information nécessaires. |
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2.- UNE IDEE DEJA ANCIENNE Le principe de démultiplication du poids par l'adjonction au bas du bloqueur de pédale (poignée) d'une poulie de renvoi vers le bloqueur de poitrine (poids divisé par 2) semble exister depuis que la technique de remontée aux bloqueurs (méthode Ded) est apparue à la fin des années soixante. Cité dans l'ouvrage de Jean-François PERNETTE "Rivières sous la Pierre", l'appareil ainsi obtenu semble être appelé "auto-élévateur dans plusieurs stages EFS de la fin des années soixante-dix.et serait en fait une méthode italienne... Dans "La spéléo" de DRESSLER et MINVIELLE en 1979 (p 133 et 134), le système de démultiplication était déjà décrit : "Une cordelette est fixée au bloqueur supérieur, passe dans la poulie de l'étrier, remonte dans la poulie supérieure et est fixée au bloqueur inférieur. Ainsi, lorsque l'on se hisse sue l'étrier, la moitié de l'effort exercé par le pied se reporte sur le baudrier par l'intermédiaire du bloqueur inférieur en maintenant la liaison toujours tendue. La perte de hauteur est donc supprimée, et l'effet de démultiplication d'un tiers pour le travail de jambe accroît le confort. Le même système avec une seule poulie est plus simple mais démultiplie un peu trop le mouvement." Le premier prototype réellement abouti fut proposé aux établissements PETZL à l'automne 1991 par Jean-Louis ROCOURT, puis fut amélioré par Alain MAURICE, responsable du bureau d'étude chez PETZL en collaboration étroite avec l'inventeur et d'autres spéléologues-testeurs. Le produit est commercialisé depuis 1993 et a déjà subi des améliorations. Remarque : La poignée "pompe" est déjà baptisée poignée "shaddock" par bon nombre de spéléos. 3. DESCRIPTION TECHNIQUE |
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La pompe est une poignée d'ascension avec démultiplicateur. On achète soit l'ensemble soit le kit "pompe" complet vendu séparément si l'on possède une poignée récente. La poignée est une poignée ascension PETZL classique dernier modèle (avec le petit trou supplémentaire en bas et le renfort au dos), sur laquelle vient se fixer par deux vis un kit "pompe" constitué d'une pièce métallique coudée de 4 mm d'épaisseur comportant une poulie en plastique. l'ensemble résiste (données constructeur) à 100 kg environ. Les poignées récentes peuvent recevoir un kit d'adaptation. Il suffit de tarauder les deux trous existant à 5 mm et de monter le bloc par simple vissage. Des modifications ont déjà été apportées pour renforcer certaines parties notamment en augmentant l'épaisseur de la tôle (4 mm au lieu de 3 mm) pour éviter sa déformation dans certains cas de figure : surcharge lors d'un dégagement d'équipier par exemple. Les premières remarques des "spéléos-testeurs" concernant "le déraillement" de la cordelette ont été prises en compte par le bureau d'étude de Petzl en ajoutant des ergots appropriés. Une cordelette de 5 mm en Dyneema (fibre aussi solide et statique que le kevlar mais beaucoup plus résistante à l'abrasion) passe dans la poulie. A une extrémité de la cordelette est fixée une petite barrette métallique permettant de coincer la cordelette dans le trou supérieur du bloqueur de poitrine (les crolls récents peuvent recevoir sans problème cette barrette et le mousqueton d'attache du torse, en effet, le trou a été agrandi pour permettre cette utilisation).; à l'autre extrémité, la cordelette passe, après un renvoi sur une autre poulie fixée sur l'étrier en sangle, dans le petit trou inférieur de la poignée et dans une petit plaque métallique type "tendeur de toile de tente" afin de permettre un réglage aisé. |
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Le tout pèse 320 g par rapport aux 205 g de la poignée classique. (Note d' Alain.MAURICE : Dans le poids comparé de la Pompe, et d'une poignée, il ne faut pas oublier la pédale ; une pédale réglable C47 PETZL pèse 88g. La différence de poids s'élève à 30g !) Le prix public conseillé par Petzl est tout de même de 420 francs pour le nouveau modèle renforcé, depuis son lancement en février 1994. Le kit complet coûte quant à lui 240 francs mais l'on peut aussi acheter les pièces détachées séparément : galet, poulie et sangle, poulie supérieure, cordelette. |
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La poignée Pompe facilite la remontée sur corde. Elle est appréciée quand on porte un sac lourd, elle est efficace également pour la progression dans les plans inclinés. Les techniques de passage de noeud et de fractionnement restent inchangées par rapport à la méthode habituelle. Attention la cordelette de la Pompe ne doit pas être utilisée comme longe (cordelette statique : il n'y a pas d'absorption d'énergie, risque de rupture).
(notice technique du constructeur) |
4. UTILISATION, TESTS ET IMPRESSIONS
4.1. Stage Moniteur EFS (1993)
Le stage moniteur de l'EFS octobre 1993 dans sa partie recherche technique nous livrait ces quelques impressions :
Comparaison sur une hauteur de 7,45m Méthode traditionnelle : 12 mouvements Méthode "pompe" : 15 mouvements Donc, plus de mouvements, mais moins d'efforts. Conclusion Peu rapide, le modèle Pompe de chez Petzl semble être très efficace dans les grands puits. La montée est moins fatigante, surtout avec un kit lourd. |
4.2. Les essayeurs du GET
Avec ce système, le spéléo fait plus de mouvements qu'avec la méthode traditionnelle lorsqu'il remonte un puits. Mais contrairement à ce qu'on pourrait attendre du système physique représenté par le palan, on ne fait pas le double de mouvement. Pourquoi ? simplement car les mouvements ont une plus grande amplitude (due au moindre effort) ce qui : - oblige à avoir un espace libre (dur-dur les puits étroits), - est plus fatiguant car les grands mouvements essoufflent, - fatigue les articulations qui forcent en début et fin de course. D'autre part, plus il y a de mouvements, plus il y a de passages "repos sur baudrier", "poussée" ce qui accroît la perte d'énergie à retendre la corde... Il faut en outre relever plus souvent la poignée (fatigue qui est augmentée par les frottements sur la poulie). Toutes les ficelles devant soi ne contribuent pas à améliorer la clarté du matériel. La poulie reste un organe fragile du fait de sa fixation. Ne soyons pas négatif tout de même, la pompe rapproche bien le torse de la corde, d'où un meilleur confort à la montée. |
L'objectif de mes essais était l'étude de la pompe en cavité argileuse. - Pas de problème de rangement sur soi, identique à la méthode traditionnelle. - Pour la mise en oeuvre, pas de particularité à condition d'avoir un croll récent présentant un orifice supérieur agrandi. - Le réglage de la hauteur de pédale est facile grâce au système de "tendeur de tente". - Le système reste fonctionnel pour continuer à progresser même si les poulies ne tournent plus.
- Avec la boue, les poulies perdent leur mobilité jusqu'à se bloquer complètement (surtout de la boue sèche), elles font alors office de renvoi simple (augmentation des frottements). |
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- Possibilité de remonter à la méthode Ded sans torse de poitrine. La traction s'exerçant par le dessus du croll le maintient bien en place. - La poitrine ainsi dégagée, le torse du spéléo sera libre de toutes contraintes. - Si le spéléo doit porter un kit, le torse est indispensable. (Note d'Alain MAURICE : le torse n'est pas nécessaire pour le transport d'un kit léger. Il est utile de le serrer pour gagner en efficacité avec un sac lourd : en théorie, 1/3 du poids du spéléo).
- La cordelette double de volume avec la boue. (Note d'Alain MAURICE : La cordelette gonfle légèrement avec l'eau et la boue, comme toutes les cordes, mais sans que cela soit gênant) - Les poulies s'encrassent vite et se bloquent s'il y a de la boue. - La cordelette devient gênante dans les ramping car elle s'accroche partout.
La pompe est idéale pour les travaux acrobatiques, en complément du croll ou du descendeur "stop" pour remonter sur corde. Il libère le torse et permet à l'homme de travailler plus aisément. Le seul inconvénient notable est le basculement en arrière du torse en cas de malaise ou problème car il n'est plus soutenu. |
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L'objectif de mes essais était l'étude de la pompe en cavité moyenne comprenant beaucoup de manipulations. |
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Mon objectif était d'évaluer rapport rapidité/effort avec et sans la pompe sur une même longueur. J'ai donc fait essayer l'engin à 2 spéléos sur 25 mètres plein vide.
"Pour remonter 25 mètres plein vide sans kit avec la pompe, j'ai mis 2'50 ; sans la pompe j'ai mis le même temps mais j'étais beaucoup plus essoufflé." "J'avais vraiment l'impression de pouvoir tirer un boeuf !... ou 2 kits !" "Je pense qu'il faut rajouter un mousqueton sur la poignée, ne serait-ce que pour l'accrocher sur le côté !"
"Dans le même puits, avec la pompe et sans kit, en remontant assez vite j'ai mis 3'10 et ma fréquence cardiaque était de 120 pulsations par minute, ce qui signifie que j'étais en endurance. Je n'étais même pas essoufflée." "La pédale est très facile à régler." |
4.3. Essais comparatifs
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Ces essais ont été réalisés sur une montée de 17m en extérieur, pour 6 personnes différentes. Chacune d'elles a effectué 4 montées dans des conditions différentes : sans kit ou avec un kit de 25 kg, selon la méthode habituelle, et avec la pompe. La fréquence cardiaque, indicateur de l'intensité de l'effort, a été mesurée au départ et à l'arrivée ; la différence est exprimée en pulsations par minute. |
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Méthode habituelle |
Avec la Pompe |
Ecart |
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Eric (19 ans, taille 1m80, poids 72 kg, spéléo confirmé |
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Montée sans kit |
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Nombre de brassées |
22 |
30 |
+8 |
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Durée de la montée |
70 sec |
97 sec |
+ 27 |
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Rythme cardiaque |
+ 44 |
+ 16 |
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Montée avec kit 25 kg |
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Nombre de brassées |
25 |
28 |
+ 3 |
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Durée de la montée |
80 sec |
85 sec |
+ 5 |
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Rythme cardiaque |
+ 36 |
+ 16 |
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Laurent (20 ans, taille 1m71, poids 63 kg, Initiateur) |
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Montée sans kit |
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Nombre de brassées |
21 |
28 |
+ 7 |
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Durée de la montée |
75 sec |
100 sec |
+ 25 |
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Rythme cardiaque |
+ 16 |
+ 16 |
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Montée avec kit 25 kg |
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Nombre de brassées |
23 |
31 |
+ 8 |
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Durée de la montée |
80 sec |
85 sec |
+ 5 |
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Rythme cardiaque |
+ 28 |
+ 22 |
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Joël (42 ans, taille 1m77, poids 80 kg, Moniteur) |
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Montée sans kit |
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Nombre de brassées |
24 |
28 |
+ 4 |
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Durée de la montée |
72 sec |
95 sec |
+ 23 |
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Rythme cardiaque |
+ 32 |
+ 20 |
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Montée avec kit 25 kg |
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Nombre de brassées |
24 |
28 |
+ 4 |
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Durée de la montée |
72 sec |
82 sec |
+ 10 |
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Rythme cardiaque |
+ 36 |
+ 34 |
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Joelle (36 ans, taille 1m68, 64 kg, spéléo confirmée) |
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Montée sans kit |
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Nombre de brassées |
35 |
50 |
+ 15 |
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Durée de la montée |
82 sec |
100 sec |
+ 18 |
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Rythme cardiaque |
+ 52 |
+ 28 |
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Montée avec kit 25 kg |
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Nombre de brassées |
40 |
80 |
+ 40 |
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Durée de la montée |
200 sec |
250 sec |
+ 50 |
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Rythme cardiaque |
+ 20 |
+ 24 |
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Maxime (12 ans, taille 1m62, poids 43 kg, débutant initié) |
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Montée sans kit |
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Nombre de brassées |
35 |
35 |
0 |
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Durée de la montée |
85 sec |
85 sec |
0 |
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Rythme cardiaque |
+ 8 |
+ 12 |
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Nathalie (25 ans, taille 1m73, poids 50 kg, débutante) |
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Montée sans kit |
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Nombre de brassées |
24 |
24 |
0 |
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Durée de la montée |
90 sec |
95 sec |
+ 5 |
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Rythme cardiaque |
+ 6 |
+ 28 |
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Quelques constats tirés de ces essais : L'impression de facilité dans le portage du kit apparaît nettement de cette première série de tests avec la pompe. L'analyse des tableaux montre :
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5. LE DEGAGEMENT D'EQUIPIER PAR LE BAS AVEC LA POMPE PETZL
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La méthode présentée est similaire au "balancier-pédale" classique, mais sa mise en place est beaucoup plus rapide grâce à la barrette que l'on place dans le trou supérieur du croll. Avec un équipement habituel, il est vrai que si le blessé a un mousqueton à vis ou que son torse passe directement dans le trou supérieur du croll, on peut éprouver quelques difficultés pour y accrocher en plus la pédale. Par contre, avec l'utilisation de la pompe, le pied que l'on a dans la pédale va se retrouver très haut par rapport au descendeur au moment où on repose le poids sur celui-ci ; attention à cette phase de la manoeuvre. Enfin, il y a de fortes chances pour que la pompe se trouve hors de portée de main à la fin de la manoeuvre : elle restera donc sur la corde, et on aura intérêt à conserver la poignée du blessé ! Décomposition de la manoeuvre de dégagement (N.B. : le sauveteur dispose d'une pompe, le blessé d'une poignée ordinaire) : |
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1 : rejoignez le blessé, et montez le plus près possible sous son croll, 2 : longez-vous à lui le plus court possible, en passant votre petite longe dans son mousqueton à vis de ceinture, et en la raccrochant au vôtre, 3 : ouvrez votre croll et ôtez votre poignée pompe, 4 : installez un descendeur sur le MAVC du blessé, avec une demi-clé et une clé complète, 5 : ôtez la poignée du blessé et installer la pompe à sa place (sans vous longer dessus), en passant la barrette dans le trou supérieur de son croll : le balancier est prêt, 6 : soulevez le blessé en portant tout votre poids sur la pédale de la pompe, vous pouvez ouvrir son croll, 7 : laissez reposer le blessé sur le descendeur, dégagez votre pied de la pédale, 8 : enlevez la pompe (si elle n'est pas accessible, laissez-la sur la corde mais n'oubliez pas d'ôter la barrette du croll du blessé !), 9 : défaire clé et demi-clé, et redescendre. |
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Au cas où le blessé est lui-même équipé d'une pompe, le travail est beaucoup plus simple car le balancier est déjà installé : il suffit d'utiliser sa pédale ! Mais ne pas oublier de le délonger de sa pompe... |
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6 - PREMIERES CONCLUSIONS DU G.E.T. Bien évidemment, il nous manque beaucoup de recul et d'expérience pour porter un jugement définitif sur ce nouvel appareil. Nous comptons sur vos réactions pour nous donner des éléments d'analyse plus en rapport avec l'utilisation courante mais surtout à long terme. Cette petite étude permet d'esquisser un premier bilan. L'utilisation en démultiplication ou en pédale classique permet de varier l'utilisation sans changer le réglage. Par contre, sur un fractionnement délicat, on ne dispose plus d'une pédale dissociable de la poignée, ce qui peut nous manquer (pour se délonger à la descente par exemple). L'avantage primordial de la pompe étant la démultiplication de l'effort, l'utilisation principale pourrait s'envisager de cette façon : Pour du matériel collectif d'initiation
Pour du matériel individuel
Pour les costauds
Au fait, si la poulie mise en place sur la poignée n'était pas vissée, mais clippée ? Techniquement cela n'est peut-être pas réalisable, mais sinon, cette petite adaptation ferait de ce système un outil "universel" :
Quoi qu'il en soit, la pompe vient diversifier l'éventail des outils mis à disposition du spéléologue pour assouvir sa passion. Et peut-être qu'un jour, la poignée se transformera en ascenseur et nous perdrons tout le plaisir de la souffrance.
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